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PROVINCE DE LIEGE.
a remplacé les échevins dans les locaux qui leur étaientautrefois assignés. On y trouve aussi les bureaux de l'ad-ministration des domaines , les archives provinciales, uneprison pour femmes, les écuries du train d'artillerie, etc.
L’hôtel de ville, vulgairement appelé la Violette, recon-struit une première fois vers la fin du xiv e siècle, une se-conde fois en 1497, incendié lors du bombardement de lacité par les Français eu 1G91, a été relevé de nouveau quel-ques années après (1714-1718). Sa façade, d’un style simpleet noble, est ornée d’un beau perron. Le ruisseau qui a donnéson nom à la ville, la Legia, passe sous la maison commu-nale; honteux de sa faiblesse, ce torrent semble à desseindérober son cours à tous les regards et cacher sous lenom vulgaire de Ri-de-coq-Fontaine la trop glorieusedénomination que l’antiquité lui avait imposée. Au milieude l’antique forum liégeois, planté d’arbres et servant demarché, on voit trois belles fontaines rangées sur la mêmeligne. La principale, placée entre les deux autres, est unhexagone élevé sur un corps d’architecture et supporté pardes colonnes d’ordre toscan qui forment six portiques, ornésd’une corniche chargée de six bustes représentant des ver-tus. Plus haut s’élève une colonne posée sur cinq consoleset quatre lions, et surmontée de trois déesses adossées quisoutiennent une pomme de pin ornée d’une petite croix. Cebel ouvrage, entièrement en marbre, a été exécuté parDelcour en 1G9G, pour remplacer une fontaine en bronzeplacée en 1449, enlevée en 14G7 par ordre de Charles leTéméraire, et renvoyée de Bruges à Liège en 1477. C’est làce qu’on appelle le Perron, et ce qui était autrefois le pal-ladium de la cité liégeoise.
11 n’est pas de villes en Belgique, sauf Tournai, dont les