BORDS DE LA MEUSE.
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derne qui a remplacé un manoir très-ancien , assiégé etpris par les Liégeois à plusieurs reprises; sur la rive occi-dentale de la même rivière, Coninoeheim, qui a sans douteété anciennement une demeure des rois francs, et Lo-waige, où il y avait sous la domination romaine une colo-nie militaire appelée des Lètes de Lowaig e{Lœti Lagenues).Un peu au nord de Tongres, sous la commune d’Overre-pen, est Cahnont, ancienne forteresse des comtes de Los,restée en ruine depuis qu’elle a été brûlée, en octobre 1489,par Albert de Saxe, commandant les troupes du roiMaximilien d’Autriche, et par l’évêque de Liège , Jean deHornes. Elle avait résisté plus d’un mois et était défenduepar Éverard de La Marck, qui s’en était emparé en I486.Ses ruines occupent une hauteur d’où l’on jouit d’une vuedélicieuse; les débris de sa chapelle sont encore visités pardes pèlerins.
Vers le nord on rencontre Bilsen (3,340 hab.), oùl’on remarque la vieille église paroissiale, l’hôtel de ville etl’ancienne commanderie des Vieux-Joncs ( Alden-Biesen ),de l’ordre Teutonique, aujourd’hui convertie en maisonde campagne. A Mnnster-Bilsen, il y avait autrefois unchapitre de chanoinesses nobles , qui n’était dans l’originequ’un ermitage bâti par Landrade, fille de Wandrégisile,comte franc, morte en 690. A côté de l’église de Sainte-Landrade, devenue plus tard paroissiale, s’éleva une col-légiale dédiée à saint Amour, et fondée vers l’an 850;l’abbesse prenait le litre de princesse et portait dans sesarmoiries l’épée et le bonnet ducal. Asch est situé aumilieu d’un pays presque entièrement désert et couvert deterrains incultes. Aux bords de la Meuse on trouve lademeure de Petershem, célèbre dans le moyen âge; l’an-