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PROVINCE DE IIAINAUT.
Guillaume de Dampierre, fils aîné de la comtesse de Flandre,victime, selon l’opinion commune, de la haine que lui por-taient les d’Avesnes, ses frères utérins. Le château, entiè-rement renouvelé au xvi e siècle , a été réparé il y a environvingt-cinq ans ; il a conservé ses hautes tourelles, à flèchessurmontées de girouettes; mais les fossés qui l’entouraientet le pont-levis de la porte d’entrée ont disparu. L’église dulieu renferme de superbes mausolées. Vers l’est s’étend lamagnifique plaine de Fleurus, dans laquelle se sont si sou-vent combattues des armées. En 1662, le comte de Mansfeldy fut défait par le général espagnol Gonzalez; en 1690, leduc de Luxembourg y vainquit le prince de Waldeck, com-mandant les alliés ; en 1794, le général Jourdan , à la têtedes républicains français , y défit l’armée autrichienne ;enfin, en 1815, l’empereur Napoléon y vainquit l’arméeprussienne commandée par le maréchal Blücher.
Plus loin, sur la roule de Bruxelles à Charleroi, sont :Gosselies (4,560 hab.), bourg populeux et animé ; Jn-met (8,000 hab.), plus considérable encore que le pré-cédent; Lodelinsart, trois localités remarquables parleurs usines : houillères, verreries, clouteries, etc. ; oncompte à Jumet sept verreries et six à Lodelinsart. Le rail-way arrive à Charleroi par Monceau-sur-Sambre, dontle beau château , autrefois annexe du pays de Liège etpropriété des Hamal et des Gavres, s’élève dans un siteadmirable.
Charleroi (6,150 hab.) est la plus moderne des cités dela Belgique, car elle ne date que de 1666. Cetail à cetteépoque un modeste village du comté de Namur appeléCharnoy. Le comte de Castel-Rodrigo le fit entourer demurs pour couvrir le pays de ce côté , mais l’année sui-