ENVIRONS DE MONS.
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blissement de M me Desgorges-Legrand. Après de longsefforts, le mari de cette dame était parvenu à faire pros-pérer son usine. Pour l’embellir et fixer ses ouvriersauprès de lui, il fit bâtir, en 1824, deux cents petites mai-sons, qu’il loua à des prix modiques ; il fit aussi les fraisde construction d’une école, et créa ainsi un nouveau vil-lage , dont la situation est des plus pittoresques.
A Wasmes, la tradition conserve le souvenir de la luttede Gilles de Chin, chambellan du comte Baudouin IV,contre un dragon qui désolait la contrée. Ce seigneur s’étaitdéjà illustré en Syrie, en perçant de sa lance un lion fu-rieux. Après avoir habitué ses chevaux et ses chiens à luttercontre une figure ressemblant au monstre, il le combattitet le tua. En commémoration de cet événement, il se faitencore à Wasmes une procession tous les ans, le mardiaprès la Pentecôte. Le lumeçon, cet accompagnementobligé de la fête de Mons, rappelle aussi ce combat célèbre.
Près de Hornu est la petite ville de Saint-Ghislain(1,900 h.), qui doit ses commencements à celui dont elleporte le nom. Il y vint vivre dans la solitude et y fonda,en 659, un monastère qui fut doté par le roi Dagobert.Une ville se forma par la suite à proximité du cloître. Ellefut fortifiée et assiégée par les Français chaque fois qu’ilsenvahirent la Belgique. Un peu plus loin est le village deBoussu (5,300 h.), dont le magnifique château moderneest la propriété du duc de Caraman. Il ne reste plus quepeu de débris du manoir construit en 1559 sous la direc-tion de Jacques de Breuck le vieux, mais la chapelle sei-gneuriale, attenante à la paroisse, renferme encore unbeau mausolée, contenant les restes de Jean de Henninet d’Anne de Bourgogne, sa femme, morte en 1551. Sur