MOSS.
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nombre: la pins belle peut contenir 1,000 hommes d’in-fanterie. Une nouvelle caserne de cavalerie a été bâtie ré-cemment.
La ville de Mons est peu manufacturière et peu commer-çante : des salines et des savonneries sont à peu près lesseules fabriques qu’on y voie fleurir. Elle est plutôt habitéepar des propriétaires et des détaillants. Mais la contrée auxalentours est animée par de nombreuses usines, et cette cir-constance réagit sur la ville. Monsest en communication avecTournai par le canal de Pommerœul à Antoing : avecCondé,par celui qui porte le nom de cette ville. Elle est située aumilieu d’un riche bassin houiller. qui s’étend depuis Ouié-vrain jusqu’à Morlanwelz. se reliant d’une part au bassinfrançais d’Anzin et de Valenciennes, de l’autre au bassin deCharleroi. On y trouvait, en 1838, soixante-neufmines, dontcinquante-trois étaient exploitées. Les machines «à vapeur yétaient au nombre de cent quatre-vingt-treize , savoir :quatre-vingt-dix-sept servant à l’extraction de la houille .trente-huit à l’épuisement des mines, et quarante-huità l’approfondissement de nouveaux puits : outre ces moyenspuissants, empruntés aux découvertes modernes et pré-sentant une force totale équivalant à celle de 8.014 che-vaux , on s’y sert encore de machines à molettes, detreuils, etc. Le nombre d’ouvriers employés dans les ex-ploitations charbonnières montait à 16,896, et la quan-tité de houille extraite à 1,691,549 tonneaux de millekilogrammes, d’une valeur globale de quinze millions defrancs environ. Les productions du bassin de Mons s’écou-lent principalement vers les Flandres, par le canal d’An-toing, et vers la France, par le canal de Coudé, l’Escautsupérieur et le canal de Saint-Quentin.