TOURNAI.
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Pierre. A côté des colonnes, sur les jambages , se trouvereprésenté un combat ; le travail en est très-remarquable ,car il rappelle le faire des ouvrages byzantins en métal quise trouvent à Saint-Marc, à Venise. Le grand portail mé-rite encore plus l’attention. Il présente un porche saillantet couvert, composé de neuf arcs; sous ces arcs sont pla-cées trois lignes de sculptures, de bas-reliefs et de statues,où l’on peut étudier le caractère de l’art et ses transforma-tions du xiv e siècle au xvn e . Dans une niche de la premièreligne, on voit Dieu entre Adam et Eve : c’est là ce qu’il y ade plus ancien dans tout ce travail ; dans la seconde ligne,qui présente des bas-reliefs de la fin du xiv° siècle et ducommencement du xv e , on retrouve nos premiers parentsdans le paradis terrestre ; enfin , dans la troisième ligne ,on les voit chassés par l’ange : ici on lit la date de 1589sous une image de la Vierge et celle de 1025 sous lastatue d’un évêque.
Presque toutes les églises de Tournai sont d’une anti-quité très-reculée et offrent des parties de construction re-marquables. Telles sont : Saint-Piat, où l’on voit un Christcrucifié, dans la manière de Van Dyck ; Saint-Quentin,sur le marché, monument de l’époque où l’art, sans avoirabandonné le plein cintre, adoptait déjà l’arc aigu ouogive; Saint-Jacques, dont la nef est très-ancienne etle chœur de l’an 1305 : on y voit un couronnement d’é-pines d’Abraham Janssens ; Sainte-Marie-Madeleine , dontle croisillon et le,chœur sont éclairés par de charmantesfenêtres à triples, et ailleurs à doubles lancettes. Puisdans le quartier à l’est de l’Escaut : Saint-Brice , au centred’un quartier appelé anciennement le Bourg et joint à lacité en 1202; on y voit une toile attribuée à Van Oost