TOURNAI.
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hommes et dans laquelle on voyait réunis des Anglais, desFlamands que commandait le fameux Jacques d’Artevelde,des Brabançons , des Hennuyers et des Allemands. Lesassiégeants dirigèrent contre elle de rudes attaques, maissans parvenir à vaincre ni à décourager la nombreusegarnison chargée de sa défense. Le duc de Brabant Jean IIIs’honora, dans cette occasion, par un acte de générosité ;il recueillit et fit conduire à Arras les malheureux que l’onchassait de Tournai, afin d’y diminuer le nombre des bou-ches inutiles, et qui, sans lui, auraient péri de faim et demisère. Pendant les différends entre les rois de France et lesducs de Bourgogne, les Tournaisiens, attachés aux premiers,mais entourés de provinces ennemies, eurent de longuestraverses à essuyer. Ils s’honorèrent surtout par leur fidé-lité constante à Charles VII, que les Anglais et les Bour-guignons avaient dépouillé de la plus grande partie de sesétats. En récompense de leurs services, ils obtinrent desprivilèges honorables. Ainsi c’était à eux qu’était confiée lagarde de la personne royale, quand l’armée était en cam-pagne 5 ils étaient regardés comme familiers de l’hôtel, et,comme nobles, exemptsdu droit du nouvel acquêt.En 1477,le roi Louis XI leur envoya des troupes, qui causèrent degrands dommages à la Flandre et au Hainaut et attirèrentsur le Tournaisis des maux équivalents.
Au commencement du xvi e siècle, Tournai fut séparéedu pays dont elle faisait partie depuis plus de mille ans.Le roi d’Angleterre Henri VIII s’en était emparé en 1513,y avait fait construire un château , et l’avait rendue à Fran-çois I er en 1517 : en 1521, elle fut conquise par Charles-Quint et lui resta en vertu du traité de Madrid. Pendantles troubles de religion, en 1566, de graves désordres eurent
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