COURTRAI.
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Coninck et Breydel, ils attendirent de pied ferme la cava-lerie et les arbalétriers français. Une mêlée terrible s’enga-gea. Robert d’Artois poussa son cheval jusqu’au milieu desFlamands 5 mais il fut désarçonné, et sa mort décida lavictoire. Les Français, poursuivis jusqu’aux portes de Tour-nai et de Lille, perdirent, dit-on , 8,000 cavaliers et 18,000fantassins; il resta sur le champ de bataille 03 princes,ducs et comtes, et 700 bannerets: enfin, on recueillit 4,000éperons, dont 700 furent suspendus aux voûtes de l’églisede Notre-Dame. Ce coup terrible, qui frappait presquetoutes les familles nobles de France, eut un grand reten-tissement en Europe (11 juillet 1302).
Quelques années plus tard, le comte Louis de Crécy, setrouvant à Courlrai avec un corps de 400 chevaliers, y futattaqué par une armée de Brugeois. Irrités de ce qu’il avaitmis le feu aux faubourgs pour se défendre, les habitantsassaillirent sa troupe, le firent prisonnier et le livrèrent àceux de Bruges (22 juin 1323), qui le gardèrent en capti-vité jusqu’à la fin de l’année. En 1382, après la bataille deRoosebeke. les Français pillèrent Courtrai et la livrèrent auxflammes, pour venger l'affront qu’ils avaient reçu près deses murs. L’horloge qui était placée sur la halle, et quipassait pour une merveille, fut enlevée par ordre de Philippele Hardi, duc de Bourgogne, et transportée à Dijon.Dans le siècle suivant, on construisit à Courtrai de nou-veaux remparts dont on voit encore les restes. Elle futplusieurs fois prise par les Français pendant le xvn e siècle.En 1744 ils détruisirent ses fortifications, et en 1793ils remportèrent près de ses murs une victoire sur l’arméeanglaise.
L’hôtel de ville de Courtrai a été rebâti en 1526. Il est