TIIOUROUT, ROUI.ERS. THIELT. 237
bien bâti et commerçant. La principale richesse de son fertileterritoire est le houblon renommé qu’on y récolte. Il y aune belle place publique, un hôtel de ville, trois églises re-marquables par leur architecture gothique : Saint-Bertinqui est la plus ancienne, Notre-Dame et Saint-Jean érigéesen paroisses et bâties en 1290; une maison d’orphelins, unhôpital, etc. Poperinghe est la patrie de l’historien Pierred’Oudegherst, mort en 1570.
Dans la contrée au sud de Bruges, on trouve quelquesvilles de second ordre, riches, peuplées, florissantes, tellesque Thourout, Boulers, Thielt. Le nom de la première deces localités (8,500 hab.) signifie le bois de Thor, Thorhout.Dans les lieux où la divinité germanique de ce nom, le filsd’Odin, était autrefois adorée, saint Amand fonda un mo-nastère qui fut détruit par les Normands, et Robert le Fri-son institua une collégiale en 1073. C’était une des villesles plus commerçantes de la Flandre, grâce à des foires dontl’origine se perdait dans la nuit des temps.
Roulers ou Rousselaere (10,500 hab.), sur le Mandel,est une ville très-commerçante. On y fabrique beaucoupde toiles, des siamoises, des chapeaux , etc. Le fait le plusremarquable de son histoire est la mort du comte Bau-douin à la Hache, en 1119, à la suite d’une blessurereçue à Eu en Normandie. On montre encore sur laGrand’Place la maison où expira ce sage et vaillant prince.Dans l’église paroissiale , ornée d’une haute et vieille tour,on voit un couronnement du Christ, par Abraham Jans-sens.
Thielt (12,500 hab.) a un marché de toiles très-impor-tant, où il s’est vendu par an jusqu’à 88,000 pièces. Cettelocalité a été fortifiée dès le xn R siècle et possède un hôtel