BRUGES.
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d’un hospice pour les aveugles, par le comte Robert deBéthune, on remarque une sculpture du xvi e siècle, repré-sentant le Christ en croix, entouré de saints et d’anges.
Saint-Jacques, érigée en paroisse vers 1240, est un desédifices religieux de Bruges les plus riches en objets d’art.Nous nous contenterons de mentionner les Œuvres de mi-séricorde , tableau divisé en sept compartiments, parYan Oosl le père; un tableau sur bois à trois comparti-ments , représentant des Scènes de la vie d’une sainte,peint en 1480; au maître autel, une Adoration desMages , par Langhen Jan ; derrière le maître autel,un tabernacle décoré de sculptures et d’ornements enmarbre, en cuivre et en bois, datant de 1595; à l’autellatéral de gauche, une Présentation au temple, par YanOost le père; à côté, la Vierge assise, peinte par P. Pour-bus, en 1556 (les volets offrent de superbes portraits),et un autre tableau à volets du xvi e siècle, où l’on voit laVierge à mi-corps et cinq personnages en costumes orien-taux ; à la sortie du chœur, à gauche, la Madeleine auxpieds du Seigneur, petit tableau de Langhen Jan, et àcôté la Vierge et l’Enfant Jésus dans une gloire , pendantdu précédent.
Dans l’église des Carmes déchaussés, construite en 1688,on voit Dieu paraissant prêt à foudroyer les humains, laVierge et quelques saints implorant sa miséricorde, tableauplein d’expression , par Herregouts ; un petit tableau surbois d’une exécution remarquable , le Christ à mi-corpsportant sa croix, mérite l’attention des amateurs.
La fondation de Saint-Gilles remonte à l’an 1240 ; la nef,seule partie datant de cette époque , fut conservée auxv e siècle quand on construisit les bas côtés et le chœur,