BRUGES.
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que le commerce déclinait; au siècle dernier, cette ville,jadis si florissante, ne comptait que 50,000 habitants; au-jourd’hui il y en a 47,000.
Les rues de Bruges sont en général larges et régulières;la ville est entrecoupée de plusieurs canaux sur lesquels ona jeté cinquante-quatre ponts, dont douze en bois et tour-nants et quarante-deux en pierre et en briques. Les prin-cipales places publiques sont le Grand-Marché ou Placed’Armes, celles du Bourg, de l’Académie, des Biscayens, etc.Il y a dans celte ville quelques belles fontaines et des puitspublics, où l’eau des fossés des remparts est amenée aumoyen d’une machine hydraulique, dont les pistons la re-foulent dans trois grands tuyaux qui se partagent ensuiteen un grand nombre de ramifications.
Le plus bel ornement de Bruges est sa halle, vaste bâti-ment quadrilatéral, dont la façade sur le marché est sur-montée d’une superbe tour carrée de 108 mètres de haut.Ce beffroi, d’abord en bois, fut brûlé en 1280; on com-mença à le construire en pierre en l’année 1291. 11 étaitjadis couronné par une flèche en bois que la foudre at-teignit plusieurs fois, qu’elle détruisit en 1741 et qui n’aplus été rétablie. Le carillon est regardé comme le plusbeau de l’Europe et contient 47 cloches. Il se met en mou-vement tous les quarts d’heure et exécute un air différentplus ou moins long, selon qu’il doit annoncer l’heure ou lademie, le quart ou les trois quarts. La principale des piècesqui le composent est un cylindre en cuivre et d’une seulepièce, du poids de 18,000 livres. Il est percé de 50,500 trouscarrés au moyen desquels on peut varier les airs à l’infini.Deux des ailes du bâtiment de la halle contiennent unesoixantaine d’étaux de bouchers et forment sans contredit