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le jardin a été converti dans la même année en un jardinbotanique. On y cultive environ huit mille espèces deplantes. Disons ici que la ville de Gand est de toute la Bel-gique celle qui professe le goût le plus vif pour l’élude desproductions du règne végétal. C’est dans la capitale de laFlandre qu’eurent lieu les premières expositions publiquesde fleurs, établies bientôt dans presque toutes les autresvilles du royaume et dans beaucoup de cités étrangères.Le nombre de serres qu’elle renferme est très-considé-rable , et le commerce de plantes y est devenu d’une ex-trême importance.
L’Académie de peinture et de dessin, fondée en 1751 parle peintre Marissal, reçut de l’impératrice Marie-Thérèse,en 1771, le titre d’Àcadémie Royale; elle fut placée en 1804dans les bâtiments conventuels des Augustins, bâtis en 1758.L’étage est occupé par la collection de tableaux, renfer-mant environ cent cinquante objets d’art. Dans la grandesalle sont placées quatre-vingt et une toiles d’anciens maî-tres, parmi lesquelles on voit : de Rubens, saint Françoisrecevant les stigmates ; de Coxie , le Jugement dernier; deCrayer, le Martyre de saint Biaise, œuvre peinte par cetartiste à l’âge de quatre-vingt-dix ans, et cependant remplied’une fougue incroyable; du même, plusieurs épisodes dela vie de Charles-Quint, autrefois placés à l’hôtel deville, etc. La salle voisine est ornée des tableaux des lau-réats de l’académie. Un musée de plâtres d’après les an-tiques et une bibliothèque d’architecture sont annexés àl’académie.
Comme établissements d’instruction publique, nous ci-terons encore : le séminaire épiscopal, près de Saint-Bavon,fondé en 1622; l’école provinciale de Maternité, près de la