GAND.
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l’inlérieur on remarque l’étendue de la salle des Pas-Perdus.
Le nouveau théâtre, bâti sur l’emplacement de l’ancien,est malheureusement situé dans une rue fort étroite, cequi écrase sa façade. La salle de spectacle est belle et com-mode, ainsi que les salles voisines, destinées aux concertset aux redoutes. Un passage couvert introduit les voituresjusque dans l’intérieur du bâtiment.
Les nouvelles rues qui aboutissent à la place d’Armes, larégularité des bâtiments qui entourent celle-ci, ces deuxconstructions modernes, le palais et le théâtre, donnentaux environs du Kouter une physionomie toute différentede celle du quartier voisin, où s’est mieux conservée l’em-preinte des siècles passés. Ici tout vous rappelle le moyenâge; chaque rue vous conduit à un ancien monument;au contraire, au delà du Kouter , dans les terrains vers laCoupure et vers Akkerghem, la ville n’a pas encore pristous ses développements.
Le palais épiscopal de Gand occupe l’ancien couvent desJésuites anglais, aboli en 1775. Les bâtiments de cet édi-fice datent de la fin du xvm e siècle.
La cathédrale de Saint-Bavon n’était, avant le xvi e siè-cle, qu’une église paroissiale consacrée à saint Jean. En 941la crypte ou chapelle sous le chœur fut bénie par l’évêqueTransmar ; en 1274, on commença la reconstruction d’unnouvel édifice et on éleva le chœur, qui est magnifique; lapremière pierre de la tour fut posée le 26 mai 1461, et cellede la nef et des transsepts le 7 août 1553. C’est à Charles-Ouint que cette église doit son achèvement, ce prince luiayant fait don de 15,000 couronnes italiennes; c’est lui aussiqui y transféra la communauté de Bénédictins de Saint-Ba-