ANVEItS.
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souleiiue par quarante-quatre piliers taillés de différentesmanières. Au-dessus de la galerie, sont des salles occupéesjadis par l’académie de dessin , et aujourd’hui par le tri-bunal et la chambre de commerce. Deux tourelles sur-montent la Bourse, dont la construction date de 1551 eta coûté 500,000 écus. En longueur elle a 180 pieds et enlargeur 150.
Avant l’entrée des Français, Anvers ne possédait point debassins proprement dits, mais six canaux intérieurs encommunication directe avec le fleuve. Le principal déchar-gement des navires se faisait au lieu dit le quai ( werf ); depart et d’autre de ce point saillant, se présentaient deuxquais avec embarcadères, et à l’exception du premier d’entreeux, tous les quais étaient très-rapprochés des maisons;la communication le long de l’Escaut ne pouvait avoir lieuque par quelques rues étroites parallèles au fleuve. On nepouvait arriver à celui-ci que par des passages fermés deportes; une seule de ces portes existe encore; elle est ornéed’une statue de vieillard couché, représentant l’Escaut.Le premier consul, ayant visité le port le 18 juillet 1805,ordonna les travaux nécessaires pour l’embellissementde la rive. Une suite de quais, larges de vingt-quatremètres, s’étend aujourd’hui depuis l’arsenal jusqu’augrand bassin. On les a plantés d’arbres ; on les a joints pardes ponts à bascule imitant ceux de la Hollande et jetéssur les canaux qui pénètrent dans l’intérieur de la cité; ona porté à trois le nombre des cales d’embarquement. Uneidée généreuse, qu’on devrait imiter ailleurs, leur a faitdonner le nom des plus illustres enfants d Anvers : Plantin,Jordaens, Van Dyck, Ortelius, et du souverain qui voulaitfaire de cette ville un des plus beaux ports de l’Europe,
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