LOUVAIN.
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chargée de feuillages, de niches et de figurines d’un travailexquis. Six légers clochetons surmontent les façades laté-rales. Une restauration intelligente, dirigée par M. Eve-raerts, et commencée en l’année 1828, rétablit peu à peudans son état primitif ce chef-d’œuvre de pierre, dontla construction, commencée en 1447 et achevée en 1465,a coûté 52,786 florins.
A l’intérieur de l’Hôtel de Ville on remarque le plafondde la salle de réception, représentant la Passion. Dans unesalle du second étage, on a réuni un petit musée, riche parle mérite des toiles qui le composent. On y voit entre au-tres une Sainte Famille de Crayer; le Christ, saint Pierreet saint Paul, de Coxie ; deux portes avec portraits dumême ; des fleurs et fruits de Seghers ; les deux Avares,copie de Matsys ; deux beaux portraits de Vanderhelstd’Amsterdam ; une Élévation de la Croix attribuée à VanDyck, etc. On y conserve aussi le plan original sur par-chemin et le plan en miniature en pierre des immensestours qui devaient couronner l’église de Saint-Pierre et quin’ont jamais existé qu’en projet.
L’église de Saint-Pierre, dotée d’un chapitre par lecomte Lambert II vers l'an 1040 , est un beau vaisseauconstruit aux xiv e et xv e siècles. C’est une des basiliquesbelges les plus riches en œuvres d’art remarquables. Leportail dit des Longs Escaliers est un chef-d’œuvre de sculp-ture en bois ; la chaire, travaillée par Bergé en 1742 pourl’abbaye de Ninove, mérite les regards des curieux ; le jubéplacé devant le chœur, formé de trois arcades soutenuespar quatre colonnes, offre un riant modèle de l’art aumoyen âge; les orgues, construites en 16o4, sont aunombre des meilleures du pays; les portes en fer du