ENVIRONS DE BRUXELLES.
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A Eversberg, la famille de iM érode possède un châteaumoderne et un immense parc.
Plus au sud la belle forêt de Soignes étale sa végétationvigoureuse. Plusieurs chaussées la coupent en tous sens;des villages, de naissance récente, s’accroissent chaquejour de ses débris, et cependant combien n’y reste-t-il pasde charmantes solitudes, de délicieux vallons! Chacunede ces tranquilles retraites est riche de souvenirs. Au-derghem, sur la route de Wavre et de Tervueren, avaitson couvent de dominicains, fondation de la duchesseAleyde, mère de Jean I er . Rouge-Cloître, situé entre deuxvastes étangs, dans une vallée dominée par des côtes om-bragées, était un couvent de chanoines réguliers de l’ordrede Saint-Augustin; beaucoup de ses religieux se distinguè-rent par leurs connaissances et réunirent une bibliothèqueriche en manuscrits précieux; une teinturerie occupe au-jourd’hui leur asile. Au hameau de Trois-Fontaines, ilexiste encore quelques vestiges de la tour qu’affectionnaitJean III, et dans laquelle on enfermait les braconniers etles maraudeurs. A Boitsfort, on trouvait la vénerie ducaledont il est fait mention pour la première fois du temps deJean I er . Dans une expédition contre l’archevêque de Co-logne, ce prince fit venir sa meute de Boitsfort et chassadans les parcs de son ennemi, en témoignage de ses suc-cès. Charles-Quint aimait à chasser dans la belle forêtvoisine de sa capitale. C était aussi un des délassements desa tante Marguerite d’Autriche et de sa sœur Marie deHongrie, toutes deux successivement gouvernantes desPays-Bas. Marie de Hongrie surtout avait un goût décidépour cet exercice violent; aussi lui avait-on donné le sur-nom de Chasseresse. Aujourd’hui meutes et gibier ont