BRUXELLES.
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thèque de Bourgogne, et le gouvernement en a fait dresserun exact et minutieux inventaire par le conservateur,M. Marchai. On admire surtout dans cette riche collectionle missel du roi de Hongrie, Mathias Corvin, sur lequelplusieurs de nos souverains ont juré la joyeuse-entrée ; lepsautier de Louis de Mâle, un grand nombre de copiesdes poëmes de chevalerie, et des chroniques précieusespour l’histoire nationale. Une suite de portraits de souve-rains du pays orne la première salle de la bibliothèque ;quelques-uns sont anciens.
Dans le cabinet de tableaux, riche surtout en produc-tions de Iecole flamande, on admire plusieurs beauxRubens : le martyre de saint Liévin, l’Assomption, le Sei-gneur voulant foudroyer le monde , l’Adoration des Mages,les portraits d’Albert et d’Isabelle ; quelques bonnes toilesde Crayer ; des compositions de Sallaert, figurant des épi-sodes de l’ancienne histoire de Bruxelles, et curieuses sur-tout pour les costumes du temps; un grand nombre deportraits, une suite très-curieuse de peintures gothiques ,parmi lesquelles il en est d’infiniment gracieuses, et d’autresoù la naïveté est poussée à l’extrême; des sculptures, etentre autres une fontaine et des bas-reliefs sculptés par Gru-pello pour la maison des Poissonniers. Le nombre desobjets d’art réunis au Musée s’élève à plus de 500. La plu-part sont placés dans une vaste galerie, bâtie après unincendie qui éclata en 1826.
Dans l’ancienne chapelle du Musée, dont l’entrée actuelleest par la rue Montagne de la Cour, on voit les œuvres defeu le sculpteur Kessels, qui ont été achetées par le gouver-nement. Cette chapelle remonte au xiv e siècle; elle est sou-tenue par trois piliers d’une grande légèreté; dans le fond