BRUXELLES.
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tribulion des prix aux lauréats des concours ouverts par legouvernement, concerts, etc. Ce beau temple, dont la fa-çade surtout est remarquable, a été commencé en 1642,sur les dessins de Coeberger. On y a placé une grande toilede M. Decaisne : les Grands Hommes de la Belgique.
Les fondations pieuses établies à Bruxelles sont en assezgrand nombre; la plupart occupent de vastes locaux. Nousciterons en premier lieu les hôpitaux de Saint-Pierre et deSaint-Jean. D’abord léproserie fondée au xn e siècle, con-verti ensuite en couvent de religieuses de l’ordre de Saint-Augustin, l’hôpital Saint-Pierre, accru de nouveaux bâti-ments, contient aujourd’hui 400 lits, et les personnesaisées y sont soignées dans un quartier à part, moyennantune rétribution. L’hôpital Saint-Jean, situé au centre de laville et spécialement destiné aux pauvres atteints de phthisie,de pulmonie, d’hydropisie, d’ulcères, etc., ou victimesd’accidents, remonte à la fin du xn e siècle. Son église, qui,dit-on , a été consacrée en 1151 par le pape Innocent II,est un des plus anciens monuments de la ville; mais depuislongtemps elle est convertie en salle de malades. Cet hôpitalsera bientôt transféré dans de magnifiques bâtiments élevésen face du Jardin Botanique, d’après le plan de l’architectedu conseil des hospices, M. Partoes, qui a également dirigéla construction des trois édifices dont nous allons parler.
Sur l’emplacement d’une partie du Grand-Béguinage, àl’endroit où on ne voyait que des ruelles et des jardins, ona percé plusieurs larges rues et commencé en 1824 un bâ-timent qui reçoit aujourd’hui un grand nombre de vieil-lards. Sur le fronton au-dessus de l’entrée, on lit : Egenissenibus (aux pauvres vieillards), 1828. Quelques fonda-tions particulières ont été réunies dans le couvent des