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Les délices de la Belgique ou description historique, pittoresque et monumentale de ce royaume
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BRUXELLES.

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suivirent, la draperie belge ne fit que décliner, à mesureque la concurrence étrangère prenait de lextension.

Notre-Dame-de-Bon-Secours, jadis chapelle de lhôpitalSaint-Jacques, est remarquable par le beau dôme qui lacouronne. Elle a été rebâtie de 1GG4 à 1G94 sur les plans deJean Cortvriend.

Sainte-Catherine, que surmonte une assez jolie tour,renferme un beau Crayer : sa patronne reçue dans le ciel,et le Christ au tombeau, par Otto Venius. On y voit aussideux mausolées sculptés par Godecharles, en mémoire dedeux peintres morts tous les deux en Italie, à la fleur deleur âge: Delvaux, mort à Bologne en 1817, et Jacobs,mort à Milan en 1812. Cest dans cette église, autrefoischapelle écartée, que des Juifs enlevèrent plusieurs hostiesquils percèrent ensuite à coups de couteau et dont il jaillitmiraculeusement du sang. Les sacrilèges, dénoncés par unefemme de leur race , convertie depuis peu au catholicisme,furent brûlés le jour de lAscension 1570. Les hosties sontdepuis cette époque conservées à Sainte-Gudule.

Léglise du Béguinage, commencée en 1657, est ornéedun beau frontispice. Le maître autel est surmonté dunestatue colossale de saint Jean-Baptiste. On y voit plusieurstableaux de Van Loon et de Crayer.

Les Béguinages, quon retrouve encore aujourdhui dansla plupart de nos villes, sont des institutions pour ainsidire particulières au pays. Les femmes et les filles qui yentrent ne se lient que par de simples vœux et peuventrentrer dans le monde. Pendant la féodalité, ces retraitesspécialement protégées étaient des asiles assures pour laveuve ou lorpheline. La plupart étaient défendues contretoute agression par une enceinte de murailles, des portes