BRUXELLES.
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de Saint-Pierre à Rome, est extrêmement gracieux. Enhors-d’œuvre, à droite, est la chapelle de Notre-Dame deLoretle, bâtie en 1621 sur le modèle de l’église de Loretteen Italie. Le couvent, transformé en hôpital militaire parJoseph II, occupé par un atelier de charité pendant lestreize premières années du xix e siècle, ensuite régie dutabac, puis imprimerie lithographique, est redevenu l’in-firmerie des casernes de la capitale.
Un singularité de la ville de Bruxelles, c’est qu’il est unde ses quartiers, celui du Sablon et des Minimes, où lepeuple parle un patois français, appelé des Marolles, parcequ’en cet endroit il y avait jadis un couvent de religieusesde ce nom. Dans le reste de la ville et dans les villages àtrois lieues aux alentours, le langage ordinaire est le fla-mand, bien que le français soit parlé dans la classe aisée etque son usage se répande de plus en plus par l’établis-sement à Bruxelles d’un grand nombre d’étrangers ou deBelges des provinces méridionales. Le patois des Marolles,qui n’est pas connu en dehors d’un rayon très-restreint,doit son origine aux ouvriers wallons qui venaient et quiviennent encore travailler à Bruxelles, et qui habitent depréférence de ce côté. Il est fortement mélangé de flamand.
Notre-Dame-de-la-Chapelle, ancienne prévôté de béné-dictins fondée en 1131 par Godefroid, duc de Lotharingie,est une basilique gothique, dont la partie postérieure datedu xn e siècle et la partie antérieure du xv e . Elle a un peusouffert du bombardement de 1693, et c’est alors qu’untableau de Rubens, l’Assomption, qui ornait le maîtreautel, a été remplacé par une copie. Dans la grande cha-pelle adjacente, dédiée au Saint-Sacrement et bâtie en 1654,on remarque un mausolée de la famille Spinola, par Plu-