BRUXELLES.
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perpétuel du palais. Godefroid I er et Henri I er , ducs deBrabant, furent les principaux bienfaiteurs de ce couvent,qui fut érigé en abbaye en 1751, et dans lequel lesBoIlan-distes ont travaillé à la continuation de leur grand ouvrage,pendant le règne de Joseph II. La façade de l’église, quis’élève au sommet de la ville, est composée d’un porti-que élevé de 15 marches au-dessus du niveau du sol de laplace Royale, et formé de six colonnes corinthiennes sur-montées d’un fronton triangulaire et d’une petite tour enforme de dôme. Ce bel édifice a été commencé en 1770et continué en 1785, d’après les plans de Guymard. II aservi de temple de la Raison du temps de la républiquefrançaise. L’intérieur, formé d’une seule abside, ne contientaucun objet d’art, sauf les décors du maître autel qui sontde Godecharles ; sous le péristyle se trouvent les statues deAloïse, par Olivier, et de David, par Janssens.
A l’extrémité de la rue de la Régence, on voit l’égliseconsacrée à Notre-Dame-des-Victoires. L’opinion communeen attribue la fondation au duc Jean I er , vainqueur àAVoeringen , mais par erreur, car ce fut seulementen 1504 que le terrain occupé par l’église fut cédé par l’hô-pital Saint-Jean au Serment des arbalétriers, et l’édificeactuel ne date que des xv e et xvi e siècles. On y vénèreune statue miraculeuse de la Vierge, apportée d’Anvers àBruxelles en 1348 par une pauvre femme nommée BéatrixSoetkens. La procession qui a lieu le dimanche avant laPentecôte était autrefois une cérémonie communale.Toutes les autorités de la ville, les corporations, les Ser-ments d’arbalétriers, d’archers, d’arquebusiers, y assis-taient et formaient une cavalcade appelée l’Ommegang etaccompagnée de chars figurant des épisodes de l’Ancien et