BRUXELLES. 33
monument construit en l’honneur des braves tués dans lescombats de 1830. Entre deux jardins se trouve un bas-fond en maçonnerie, entouré d’une galerie dans laquellesont inscrits sur des tables de marbre noir les noms des vic-times ; du centre du bas-fond s’élève un large piédestalen pierres bleues, surmonté de la statue en marbre de laBelgique par Geefs. Quatre anges occupent les angles dupiédestal, et des bas-reliefs doivent en garnir les faces.
La plus belle rue de Bruxelles, et sans contredit de la Bel-gique , est la rue Royale, qui se prolonge depuis la placedu même nom jusqu’à la place de la Reine, faubourg deSchaerbeek; son étendue est de plus de 1,600 mètres,environ un tiers de lieue. Les rues Neuve, du Marché auxHerbes , de la Madelaine, de la Régence, de Laeken , sontaussi remarquables par leur beauté ou l’animation qui yrègne.
Le Palais du roi est bâti dans un style très-simple. Safaçade, élevée sur les dessins de MM. Henri et Suys, estornée d’un avant-corps ouvert et soutenant six colonnescorinthiennes d’une seule pièce et pesant chacune trentemilliers. Les deux ailes, qui étaient auparavant séparées parune impasse, remontent au temps de Joseph II et ser-vaient alors de demeure au ministre d’Autriche et au com-mandant des troupes ; la première, devenue résidenceroyale depuis 1815, est meublée avec le plus grand luxe.On y remarque un grand nombre des meilleures produc-tions de nos artistes, que le roi protège avec sollicitude.Derrière le Palais s’étend un jardin peu vaste; sur les côtésrègne un mur avec balustrade, que terminent d’unepart l’hôtel du marquis d’Assche, de l’autre, l’hôtel deBelle-Vue. Les équipages et les chevaux de la cour se