BRUXELLES.
15
mages sortirent plus beaux de leurs ruines. On les recon-naît encore à leurs maisons à façades ornées de pilastres,de dorures , de vases.
La dernière moitié du xvn e siècle avait été marquée àBruxelles par une suite de troubles qui se prolongèrentpendant les premières années du xvm e et se terminèrenten 1719 par la mort du doyen Agneessens. Si l’on enexcepte le siège de la ville par le maréchal de Saxeen 1746,l’histoire de Bruxelles ne présente ensuite aucun épisoded’un grand intérêt. Nous ferons seulement remarquer quele commerce, l’industrie et les beaux-arts reprirent denouveau sous le règne de l’impératrice Marie-Thérèse, et queson règne vit la construction de la place Saint-Michel et dela place Boyale, ainsi que la plantation du Parc et le perce-ment des rues qui l’environnent. Les innovations commen-cées par l’impératrice, poursuivies sur un plan plus vastepar son fils Joseph II, amenèrent la révolution dite Bra-bançonne, qui pour quelque temps mit le pouvoir auxmains des Etats de provinces. Chassés de Bruxelles le 12 dé-cembre 1789 , les Autrichiens y revinrent le 1 er décembresuivant, et l’abandonnèrent deux fois aux républicainsfrançais victorieux.
Devenu simple chef-lieu d’une préfecture française,Bruxelles déchut considérablement. Le traité de Paris, enréunissant la Belgique aux Provinces-Unies, qui en étaientséparées depuis deux siècles et demi, lui rendit son rangde résidence royale, alternativement avec La Haye, tandisqu’Amsterdam devenait la capitale du nouveau royaumedes Pays-Bas. Inauguré à Bruxelles le 21 septembre 1815,quelques mois après la bataille de Waterloo, le roi Guil-laume régna quinze années, et pendant ce temps la ville reçut