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Entre ces deux bras de rivière , l’auteur aplacé un lièvre , image de la crainte et dela fuite , et qui sert à caractériser les dispo-sitions d’un homme appelé Orion (1), lequelappuie sur lui son pied droit, et qui , dansl’attitude de courir , tient d’une main quel-que chose qui paroît être une peau de mou-ton (2) qu’il semble n’avoir pas eu le tempsde s’attacher sur le corps, ou être la seulechose qu’il puisse sauver en courant detoutes ses forces ( 3 ). Les deux bras de rivièredont nous venons de parler ont eu dans l’ori-gine la même longueur. Mais les Grecsd’Alexandrie et les Arabes ont étendu prodi-gieusement le bras inférieur , comme le leur
(1) La mythologie a conservé la véritable significa-tion d’Orion, en indiquant qu’il pouvoit traverser im-punément les eaux les plus profondes.
(2) C’est une partie de l’habillement des peuples duChirvan : « Au temps de la moisson , les moissonneurs» se couvrent le corps d’une peau de mouton pour se» défendre de la piqûre des moucherons. » ( Lett .Mdif., t. 4, p. 14 , nouv. éd.)
( 3 ) Orionque metu perculsus conditur unà.
Arat. , v. 672.