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traditions s’accordent à placer l’origine del’astronomie sous une latitude boréale ; lesIndiens disent qu’elle leur vient du nord; lesTliibetains et les Chinois de l’ouest ; maisen Asie, le 4°- e degré doit toujours êtreregardé comme très au nord , en comparai-son des situations plus méridionales , tellesque l’île de Ceylan, qui s’étend jusqu’au6. c degré de latitude.
La ville de Bakou , comme ville de com-merce , devoit se contenter des notions super-ficielles en fait d’astronomie. L’invention duplanisphère, ce simple catalogue des étoiles ,suflisoit pour reconnoîtré le pôle et les lati-tudes , et pour guider le navigateur enpleine mer ; mais la prédiction des éclipseset la connoissance des révolutions périodi-ques des planètes , demandoient des obser-vations assidues, continuées pendant une
considérable dans le temps d’Alexandre, sous le nomde Maracanda. ( Arrian. de exped. Alexand. , lib. 3 ,cap. 3o. ) L’excellence de son papier de soie a renduSamarcande célèbre dans l’Orient, et l’on prétend quec’est à cette ville qu’on en doit l’invention. [Géogra-phie de Malte-Brun, tom. 12 , p. 223.) C’est danscette ville que Ulug-Beig calcula des tables astrono-miques dans le 1 5. mo siècle.