en fut abondamment précipitée, je me servisde cette dernière pour séparer l’acide car-bonique. A cette fin j’ai fait passer 10 poucescubes de ces gaz à travers l’eau de chaux ;celle-ci en absorba trois pouces cubes, quiétaient de l’acide carbonique; les 7 poucescubes restans, examinés avec soin, furent re-connus par leurs propriétés ( que je ne répé-terai pas , étant les mêmes que celles indi-quées pages 3 i et 3 2), pour du gaz azote,exempt de tout autre gaz connu.
Ce qui est remarquable et étonnant, c’estque cet azote-ci ne contient pas une trace desoufre, tandis qu’il s’en trouve en abondancedans l’azote dégagé non-seulement des sourcesd’Aix, mais même aussi de celles de Borcette,dites inférieures, lesquelles cependant ne sontéloignées que quelques pas de la source prin-cipale.
Il ne reste que de dire, que le sublimé sa-lin, qui s’attache en forme de givre aux pa-rois des bains de Borcette pendant l’hiver,est composé de carbonate et muriate desoude, et carbonate de chaux.
Je ne parlerai pas des propriétés médi-cales de ces sources, parce que ce serait hors