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pour la peindre d’après nature, il est dit: „n’est-ce pas une chose plaisante, que Luther,Calvin, Zwingle, tous écrivains, qu’on ne peutlire, ayent fondé des sectes, qui partagent l’Europe,que l’ignorant Mahomet ait donné une religion àl’Asie et à l’Afrique? Voilà ce que c’est que devenir au Monde à-propos; si le Cardinal de Retzreparoissoit aujourd’hui, il n’ameuteroit pas dixfemmes dans Paris.“ Les mômes sentimens,un peu variés seulement ont été prétés au Sageet au peuple*) hors-mi que ce sont là les Tho-mistes et Scotistes auxquels Vous avez assigné unmême rang avec Luther et Calvin.
Je ne comprens pas, Mr., quelle comparaisonqu’on puisse faire de ces héros pacifiques à l’ignorantMahomet, dont l’affreuse politique établit son fana-tisme par lé feu et le sang, pendant que les autresprêchèrent paisiblement l’évangile. Je ne puis de-viner non plus ce que Luther et les Thomistes ontde commun. Car quelque Vénération que je porteà l’angélique Thomas, et à ses disciples chérubi-ques; quelques fines que soient ses distinctions, li-mitations et restrictions sur la perte du Pucela-ge **), il est néanmoins vrai, que les doctes baga-
*) V. le discours sur la Voix du Sage et du peuple.
¥¥ ) V. D. Thomae Secundarn secundae <ju. 152. art. 12.34, et le Cardinal son commentateur.