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Mes observations et mes recherches sur le même sujet,m’avaient porté fi vous annoncer, vers la fin de 1830, quela nuit de novembre ne devrait désormais plus être consi-dérée comme jouissant seule du privilège d’être remarqua-ble par la fréquence des étoiles filantes, et je signalais lanuit du 10 août comme étant à peu près l’analogue. Jecherchai à justifier mes prévisions, en vous citant le cata-logue que j’avais dressé des apparitions extraordinaires deces météores. Les observations faites en différens lieux del’Europe ont prouvé effectivement, en 1837 et en 1838,que ces prévisions n’étaient pas trompeuses.
L’attente n’a pas été aussi heureusement remplie, pen-dant les mêmes années, à l’égard de l’apparition dans le moisde novembre; car, pour ce qui concerne 1837, on peutdouter encore, d’après les relations diverses qui ont étépubliées, s’il s’est passé effectivement quelque chose d’ex-traordinaire; et, comme on va le voir par les observationsde Bruxelles et par les renseignemens que j’ai obtenusde deux des observateurs les plus exercés dans ces sortesde matières, les nuits du milieu de novembre derniern’ont guère mieux répondu à l’attente générale. Blais, parune espèce de compensation, on a vu une aurore boréale.
Du reste, de ce que les étoiles filantes n’auraient pas étévues dans certaines localités, il ne faudrait pas conclure,comme on l’a fort bien observé, que le phénomène n’estpas périodique.
La soirée du 10 novembre dernier a été très-belle; levent soufflait du SO. et était assez fort. Le baromètre était unpeu au-dessous de sa hauteur moyenne, et le thermomètrecentigrade marquait de 5 à G degrés cent. J’observai lesétoiles filantes dans la première partie de la soirée, maisle nombre en était si faible que je ne jugeai pas à propos