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Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
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une chose que ie ayme plus que la vie, comme aussi certesvng exemple tant rare (l'ayant si grieuement offensé) méritebien vng peu de pitié; d'aultre part il me semble, puis qu'elleest venue si auant, qu'il ny auroit que bien de la faire venirchez quelque femme de céans, et la laisser vn moment parlera moy. La défence et refuz causera beaucoup des inconuenients ;je laisse que l'office en soy est chrestien et de nul droict dé-fendu; mais si vostre Sig. juge aultrement, elle lui peult com-mander , et elle est femme pour lui obéir et moy homme poursouffrir (priant néanmoins pour la passion de nostre Seign.Jésus Christ que Ion lui vueille faire ce bien de la laisser venir,mesmes à caution de se porter ciuilement. Y re Sig rie pensecomme elle est innocente et le mal qu'il lui fera. Baise lesmains de V re Seg rie .

(Siyn.) J. R uebens , très humble seruiteur etprisonnier sien.

«A Mons" Mons r le Compte Johan. n

e.

Monseigneur,

J'entens par lettres que ma femme m'escript, quelle est arri-uée en ce lieu pour s'acquitter du deuoir Christien et conjugal;j'entens aussi à mon grand regret qu'il fault qu'elle se retireet qu'elle ne peult auoir accès vers moy. Or Dieu soit loué detout, je prenderai pacience le mieulx que ie pourrai; mais iedirai ce mot que la mort laquelle V re Sig rie ou aultres meferont endurer, tant cruelle qu'elle pourra estre, ne me donnerapas tant d'ennuy que faict ce refuz. Il y a un bien que parcela, ie puis conjecturer ce que doibt suyure, et que ie mecommencerai à fortifier auec l'aide de Dieu contre tous aultresmaulx que pourront suruenir; car ayant surpassé cestui cy, iene m'en soucy plus de riens, mais pour faire mon debuoir, jeprieray au nom de Dieu que V re Sig rie nous vueille user ceste