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Les Rubens a Siegen : ma réponse à MM. Le Dr. L. Ennen et B. C. du Mortier ; avec un fac-similé
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vécu à cinq. Trois, Glaire, Henri cl Barthélémi, étaientmorts avant que la famille quittât Cologne. En1606 l'aînée des fdles de Jean Rubens était morte,et ce Jean Rubens, l'aîné des fils, dont nous ne savonspresque rien, mais dont le père, en l'appelant son Hans-ken , faisait tant de cas, avait précédé au tombeau sadernière soeur en 1600. A l'époque où Philippe Rubensprésenta sa requête, il ne restait de toute la familleque la mère et les deux fils Philippe et Pierre-Paul,qui auraient pu, en cas qu'ils en eussent été mieux in-struits, trahir un secret qui devait compromettre leursparens. Qui donc aurait pu s'opposer aux assertions dePhilippe Rubens, dans le cas même qu'elles eussent été faitesde bonne foi? Lors même qu'il serait surgi aux frères uneombre de doute, n'auraient-ils pas mieux aimé adopterla tradition qu'ils tenaient de leur excellente mère, etqu'elle avait eu soin de perpétuer par le marbre sépulcral?Suivant cette tradition ils se disaient Colonais de naissance.

D'après toutes ces indications ou conviendra, j'espère,qu'il y avait plus de motifs qu'une fausse tradition sepropageât dans la famille Rubens même, qu'il n'y ena pour les tours de force périlleux que M. Du Mortiera attribués aux parens de Rubens. Ceux-ci n'ont d'au-tre base que les conjectures de M. Du Mortier au sujetdes opinions religieuses des époux Jean et Marie Rubens;je tâcherai en dernier lieu de les renverser et de lesremplacer par mes propres conjectures. Le seul point, àpeu près sur lequel mes adversaires de Cologne et d'Anversse sont trouvés d'accord est celui ci: sinon antérieurement,du moins depuis 1371 les époux Rubens étaient catholi-ques ( Ennen ). Voici le résultat de mes études:

M. le docteur Ennen a très bien coordonné Jean Ru-