II
encore que mon excellent, ami, feu M. Emile Gachet, ense ralliant à mon opinion, se chargeât de divulguer madécouverte en sa langue, dans un style dont il possédaitle secret.
« Quant au lieu natal de Rubens » -— c'est ainsi qu'iltermine son résumé ] ) — « il n'y a plus désormais de cou-« lestalion possible. Qu'Anvers continue à se montrer fière« de la gloire dont son peintre a pris soin de la cou-»vrir; que Cologne soit fière aussi d'avoir donné asile à» cet enfant. C'est peut-être au milieu des merveilles«qu'elle étalait à ses yeux que son génie a pris naissance.«Le hasard avait fait naître Rubens à Siegen, mais c'est«à Cologne que s'est formée sa jeune intelligence, et«c'est Anvers, la ville flamande qu'il aimait tant, An-«vers, le berceau de sa famille, qu'il a décorée à jamais» de la noble couronne des beaux arts. «
Je souscris de tout mon coeur à cette conclusion.
Il n'en est pas de même des partisans de Cologne etd'Anvers. Le Musée Walraffien, reconstruit d'une ma-nière splendide, allait recevoir dans ses avenues les sta-tues des grands hommes de Cologne et il paraît queCologne ne pouvait se passer d'un grand homme demoins. Par contre la ville d'Anvers ne pouvait se con-soler de posséder les chefs-d'oeuvre du grand maître, sielle devait renoncer à l'avantage de montrer aux étran-gers son berceau.
Me voilà donc en hutte aux attaques de deux partiscontraires, dont M. le docteur Ennen et M. BenjaminDu Mortier se sont faits les champions. M. Ennen, ar-chiviste de Cologne, plaide les droits de Cologne; M.
1) Bulletin de la Commission Royale d'histoire, II e . série. T. V. p. 208.