Druckschrift 
État présent de la noblesse française : contenant le dictionnaire de la noblesse contemporaine et l'armorial général de France d'après les ms. de Ch. Hozier
Entstehung
Seite
1457-1458
Einzelbild herunterladen
 

1457

MAY

MAY

1458

sur-Yon). Résidence, château de la Barre(Vendée). — 2° Cousin germain : Henride M. de la C., marié à M lle du Theil.Résidence, château de Frosse (Vendée).— 3 0 Marie-Gabrielle, mariée à M. deGaigneron. — 4 0 Édith, mariée àM. Octave" de Laplane, ancien sous-préfet.

La maison de Maynard-Mesnard, d'anciennechevalerie, est originaire de cette partie duPoitou qui a formé le département de la Vendée,où elle est encore établie de nos jours ; ses armessont : D'argent fretté d'azur et elle a pour devise :Pro Deo et Rege.

L'ancienneté de cette famille est proverbialedans le Poitou Vendéen. Chérin, dans le mé-moire rédigé pour les preuves de cour en 1772et conservé à la Bibliothèque nationale, dit que« cette maison se distingue par la pureté de sonorigine ». En effet, une série de chartes, prove-nant des anciens couvents du Talmondais et con-servéesaux archivesdelaVendée(voir Çartulairesdu Bas-Poitou, publiés par M. Marchegay et parle comte de la Boutetière), constatent l'existencede cette famille dès les XI e , XII e , XIII e et XIV esiècles dans les mêmes paroisses du Talmondaisoù la filiation suivit la montre possessionnée.Les Viscount Maynard, pairs d'Angleterre et ré-cemment éteints, ont été rattachés à cette famillepar plusieurs généalogistes. La maison de May-nard-Mesnard a joui des honneurs de la cour en1772. Elle compte parmi ses membres un gou-verneur de la forteresse de Mareuil-sur-le-Lay, en1365, plusieurs maréchaux de camp, un chefdivisionnaire vendéen (1815-1832). Le comte deMesnard, compagnon d'exil du duc de Berry,accompagna en Vendée, en 1832, la duchessede Berry, dont il était premier écuyer. Il parta-gea les périls de cette princesse et lui donna lespreuves du plus chevaleresque dévouement. M.de Mesnard, appelé à la pairie en 1823, avaitété fait, en 1827, chevalier des ordres du roiavec la promesse du titre de duc.

Benjamin de Maynard (de la branche des ba-rons du Langori) prit une part active avec sonfils, ancien page de Charles X, au soulèvementde la Vendée, en 1832 ( Vendée militaire, Créti-neau-Joly). Ils durent s'expatrier, et ce ne futqu'en 1837 que la Cour de Bourges réforma lejugement qui les avait condamnés à mort parcontumace, en 1832.

Le nom a été écrit successivement ou simul-tanément : Mainard, Mainart, Menart, Menartz,Mesnard et Maynard. Des irrégularités sembla-bles se sont produites pour tous les noms dont

l'orthographe a pu varier sans que la conso-nance fût sensiblement altérée. Ainsi on trouve :Talleyrand écrit Tallayrant ou Talleran ; Lusi-gnan écrit Lesignanou Lesignem ; BeaufFremontécrit Baffremont, Beffroimont ou BeaufFremont ;Goulaine écrit Goulenne ; des Cars s'écrivaitnaguère d'Escars ; le même nom de la Tré-mouille est aujourd'hui écrit La Trémoille parla famille, et La Trimouille, par la ville.

Les trois branches de la maison de Maynard-Mesnard aujourd'hui existantes descendent detrois frères dont le père est mort en 1665 ; ellesne se sont pas entendues pour l'adoption d'uneorthographe unique ; l'orthographe Mesnard estcelle de leur auteur commun et avait prévalu,depuis Henri III, la branche des comtes deMesnard l'a conservée ; toutefois la branche desbarons du Langon et celle des seigneurs de laClaye ont repris, sous Louis XV, l'orthographeMaynard, considérée comme plus ancienne.

La maison de Maynard-Mesnard s'est alliéeaux maisons de Bellissen, de la Bassetière, deBaudry-d'Asson, de Buor, de Beauroire, de Ca-thus, de Chaunac-Lansac, de Caumont-la-Force,du Chilleau, de Foucher de Sainte-Flaive, duFouilloux (par une tante de l'auteur de la Véne-rie), de Lordat, de Mauclerc, de Prévost, deRobert de Lezardière, de Rosanbot, etc.

Voir : Çartulaires du Bas-Poitou (Bibliothèquede La Roche-sur-Yon), preuves faites devantChérin et devant d'Hozier (Bibliothèque natio-nale) ; YOuest aux Croisades ; Fourmont ; VII eRegistre complémentaire de l'Armoriai général deFrance, de d'Hozier, 1881 ; Annuaire de la no-blesse, de Borel d'Hauterive, 1882.

MAYNARD. - V. CARRÈRE.

MAYNEUF (de). — V. ANDIGNÉ,

MAYNIER. — V. FORBIN.

MAYOL DE LUPÉ ( Jacques-Joseph-Marie-Zéphirin, comte de), an-cien lieutenant-colonelde cavalerie, chevalier deSaint-Louis, O. &, chefde sa maison. Résidence,la Suisse. — V. pourla suite et la notice l'étatde 1873.

Armes : De sinople, à six pommes de pin d'or,