1185
GIN
GIN
1186
Honneurs : Plusieurs gouverneurs pour leroi en Languedoc, un gentilhomme de lachambre du roi Charles IX en 1570, un grandnombre d'officiers à l'armée dont un maréchalde camp des armées du roi, 1655, un chevalierde Malte, langue de Provence, 164g, un prési-dent à la cour des comptes de Montpellier etplusieurs membres au parlement de Toulouse.
Ouvrages à consulter : Archives de l'hôtelde ville de Béziers, manuscrits; Histoire de laville et des évéques de Béliers, par Sabaticr ; le P.Anselme ; Pièces fugitives pour servir à l'Histoirede France, du marquis d'Aubaïs; Histoire duLanguedoc, de dom Vaissette; Bulletins de laSociété archéologique de Béliers ; Borel d'Haute-rive; Annuaire historique et généalogique de Lan-guedoc, de La Roque; Bastard d'Estang; His-toire des Parlements de France.
GINESTOUS (Paul-Joseph - Marie -Roger,marquis de), 54, rue deMadame, à Paris,- né àGênes (Italie), le 28 sep-tembre 1797, veuf le3 juin 1873 d e Marie-Ca-therine-Valérie de Pode-nas , dont Marie-Paul-Joseph- Raymond, comtede G., né le 29 juillet
La famille de Ginestous est une anciennerace chevaleresque du Languedoc, au diocèsed'Alais. Elle avait établi sa filiation depuis1215, devant M. de Bezons, intendant de laprovince en 1672. En novembre 1781, le comteJean-François de Ginestous, père du marquisactuel, dans ses preuves de Cour pour obtenirla permission de monter dans les carrosses duroi, établit sa filiation authentique depuisHugues de Ginestous qui fit, avec d'autres sei-gneurs, une reconnaissance à Roger, vicomtede Béziers, le 11 décembre 1181, avec sermentde fidélité et promesse de le soutenir dans toutesles guerres qu'il aurait à soutenir contre lecomte de Toulouse.
Cette famille a formé plusieurs branches,dont l'une s'est éteinte dans la maison d'Assas;une autre s'est établie dans le Vivarais et adonné naissance aux branches delà Tourrette,éteinte aujourd'hui dans la maison de la Ri-voire; celle SaINT-Ciergue établie en Dau-phiné, et des marquis de Vernon en Provence;la branche de Montolieu éteinte en la personnede Marie de Vignolles dont le marquisat estpassé à la branche de Ginestous cI'Argen-
tières, honorée déjà du même titre. Celle-cin'était elle-même qu'une branche détachée decelle des Ginestous, seigneurs de Saint-Maurice,qui donna aussi naissance à la branche desBarons de la Liquisse établie à Montpellier.
Honneurs : Barons des États du Languedoc.Deux branches, celle d'Argentières en janvier1753 et celle de Montolieu en décembre1769, furent honorées de lettres patentes demarquisat. Les premières disent que l'érectionde marquisat a lieu « en considération de l'an-cienneté de la famille, l'une des plus qualifiéesde la province du Languedoc, dont quelques-uns ont été barons des États, et des servicesqu'elle nous a rendus et aux rois nos prédéces-seurs pendant plusieurs siècles ». Celles de labranche de Montolieu portent que « Marie deGinestous est née d'une maison aussi anciennedont l'origine remonte aux temps les plus recu-lés cités dans le XII e siècle.
Deux autres branches, celle du Vivarais etcelle de Provence, eurent, l'une le titre de mar-quis de la Tourrette porté aujourd'hui par lechef de la maison de la Rivoire, ancien députéau Corps législatif; et l'autre celui de marquisde Vernon. Toutes les branches de cette familleont fourni des officiers de grand mérite et plu-sieurs chevaliers de Malte, de Saint-Louis et dela Légion d'honneur.
Illustrations : Gabriel de Ginestous de labranche de Saint-Ciergue mourut en 1655commandant un régiment. Charles de Gines-tous, mestre de camp de cavalerie de la branchedu Vigan, fut tué en 1742 à la tête du colonelgénéral, lors de la retraite de Prague. Deux deses petits-neveux, le comte Jean-François deGinestous, commandeur de Saint-Louis, et sonfrère, le comte Louis de Ginestous, comman-deur de Malte, furent maréchaux de camp etlieutenants des gardes du corps sous le règnede Louis XV.
Cette branche fut presque constamment ho-norée des titres de lieutenant des maréchaux deFrance au siège d'Alais, et de viguier d'épée,commandant : pour le roi la ville et la vigueriedu Vigan. Le comte François de Ginestous eutl'honneur d'assister Louis XVI de Versailles àParis, le 6 octobre 1791 ; et la plupart des his-toriens de l'époque révolutionnaire relatent laprésence de son épouse, la comtesse de Gines-tous née Celesia, de Gênes, dame d'honneur dela princesse de Lamballe, aux journées des20 juin et 10 août 1792. Le roi, la reine,princes et princesses du sang, signèrent à leurcontrat de mariage qui, ainsi que les actes del'état civil, le certificat délivré par M. de Chérin
1849.