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énumérons leurs armoiries : Bourgogne : D'or,à trois mains scnestres de gueules. — Poitou :De gueules, au baudrier d'argent. — Normandie :D'argent, au chevron d'azur, accompagné en chefde deux roses et en pointe d'un cœur, le tout degueules. — D'azur, au chevron d'argent, accom-pagné en chef de deux lapins affrontés d'or et enpointe d'une tête humaine du second, contournéeet tortillée de gueules. — De sable, à trois mainssénestres appauniées d'or. —• D'argent, au che-vron d'or. accompagné en chef de deux croix deMalte d'or, et en pointe d'un tr'efle d'argent.
BAUDUS (de). — N... de B., château deBrètèche, par la Ferté-Saint-Aubin (Loi-ret).
Armes : Montp., Mont. : De gueules, à la foyd'argent tenant deux épis de blé entrelacés avecune branche de laurier d'or.
BAUFFREMONT (princes-ducs de), ducsde Pont - de - Vaux,princes de Marnay,marquis de Clairvauxet Mirebeau, vicomtesde Salins et de Mari-gny, etc.
Résidence : EnFrance, Paris, Scey-sur-Saône et Brienne.
Cette famille repiésente aujourd'hui, par lesfemmes, deux branches de l'ancienne mai-son royale de France, les Courtenay et les Bour-bons-Carency.
Première Ligne :
BAUFFREMONT ( Roger - Alexandre - Jean,prince-duc de), né le 29 juillet 1823, fils duprince duc Alphonse-Charles-Jcan (né le 5 fé-vrier 1792, mort à Paris, le 10 mars 1860),marié le 22 octobre 1849 à Laure-Adelaide-Louise-Adrienne Leroux, née le 6 août 1832.
Frère : BAUFFREMONT {Paul-Antoine-Jean-Charles, prince de), né le 11 décembre 1827,général de cavalerie en retraite ; marié le 18 avril1861 à la princesse Maiie-Henriettc-Valen-tine de Riquet, comtesse de Caraman-Chimay,née le 15 février 1839, fille de Joseph, prince deChimay, dont deux filles : a) Catherine-Marie-Joséphine, princesse de Bauffremont, née le8 janvier 1862; b) Jeanne-Marie-Emilie, prin-cesse de B., née le 3 septembre 1864.
Mère : Catherine-Isabelle, duchesse douai-rière de BAUFFREMONT, née le 2 février 1793,fille de Jean MONCADA, prince de Paterno,etc., mariée au prince Alphonse-Charles-Jean,le 15 juin 1822, veuve le 10 mars 1860, morteà Palerme le 2 juin 1878.
Sœur: Jeanne Moncada, princesse de Cas-saro, fille de feu Catherine MONCADA, du-chesse de BAUFFREMONT et de son premiermari, le comte d'Aderno, des princes de Pa-terno-Moncada, née le 11 novembre 1814.
Il nous paraît intéressant de donner ici quel-ques notes historiques sur la famille Moncadeà laquelle appartenait la duchesse de Bauffre-mor.t et qui, par la noblesse et l'antiquité de sonorigine et par l'illustration de ses membres,compte parmi les plus considérables de l'Eu-rope.
La famille MONCADEcompte parmi les plusillustres. Un grand nombred'auteurs font descendrecette maison de Dapifer,fils de Théodon, duc deBavière, c'est-à-dire de lapremière dynastie bava-roise, celle des Agilolfiuges, qui régnait auvm E siècle. Suivant eux le prince d'une destribus boïennes prêta son concours à Charlema-gne qui lui donna un commandement dans sesarmées pour aller combattre les Sarrasins enEspagne : vainqueur, il s'établit en Catalognedans un lieu fortifié contre les incursions desMores, appelé Montecatena, et par abréviationMoncada. Sous ce nom, qu'ils ont rendu célè-bre, les descendants d'Agilulf devinrent lesprincipaux défenseurs du royaume d'Aragon.On les trouve aux batailles d'Urgel, de Nar-bonne, d'Almeria, d'Ubeda, d'Alcoras, de Se-minara, à la prise de Lerida, à la conquête deMajorque, de la Sardaigne, de la Sicile et deNaples.
La maison de Moncade a fourni plusieursrameaux et produit des hommes célèbres dansl'histoire. Il faut citer parmi eux Hugues deMoncade, grand capitaine, l'un de ceuxqui ont le plus brillé au commencement duxvi e siècle, et dont les prouesses ont le plusoccupé l'histoire de ces temps tourmentés. Onle voit d'abord prêter son épée à Charles VIII,roi de France, pour la conquête du royaume deNaples ; il réunit ensuite les bandes espagnoles,dont le fameux Gonsalve de Cordoue prendplus tard le commandement, et contraint Fran-çois Sforza à capituler dans Milan. 11 purge lescôtes italiennes des pirates qui l'infestaient. Al'aide de ses bandes, il défend le pape contre leduc d'Urbin, puis, fait prisonnier sur les côtesde Gènes par André Doria, il est mis en libertépar la régente de France pendant la captivité deFrançois 1". Moncade prend en Italie parti contreClément Vil qu'il surprend dans le Vatican et leforce à se réfugier au château Saint-Ange.Bientôt nommé vice-roi de Naples, il tente un