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nieux. O mes amis! que le vin coule à grands flots,unissez vos voix à la mienne , et prêtez-vous à la va-riété des modulations.
« Buvons5 chantons Bacchus : il se plaît à nos dan-ses, il se plaît à no &chants;iI étouffe l'en vie, la haineet les chagrins ; aux grâces séduisantes, aux amoursenchanteurs, il donne la naissance. Aimons, buvons,
chantons Bacchus.
« L'avenir n'est point encore ; le présent n'est bien-tôt plus : le seul instant de la vie est l'instant où l'onjouit. Aimons, buvons, chantons Bacchus.
« Sages dansnos folies, riches de nos plaisirs, fou-lons aux pieds la terre et ses vaines grandeurs ; et,dans la douce ivresse que des moments si beaux fontcouler dans nos âmes, buvons, chantons Bacchus. »
Cependant nous entendîmes un grand bruit à laporte, et nous vîmes entrer Calliclès, Nicostrate, etd'autres jeunes gens, qui nous amenaient des danseu-ses et des joueuses de flûte avec lesquelles ils avaientsoupé. Aussitôt la plupart des convives sortirent, detable, et se mirent à danser : car les Athéniens ai-ment cet exercice avec tant de passion , qu'ils regar-dent comme une impolitesse de ne pas s'y livrerquand l'occasion l'exige. Dans le même temps, on ap-porta plusieurs hors - d'oeuvre propres à exciter l'ap-pétit, tels que des cercopes et des cigales, des ravescoupées par morceaux et confites au vinaigre et à lamoutarde, des pois chiches rôtis, des olives que l'onavait tirées de leur saumure.
Ce nouveau service, accompagné d'une nouvelleprovision de vin, et de coupes plusgrandes que celle?dont on s'était servi d'abord, annonçaient des excès