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siblcincnt disparaître notre ancienne simplicité, avecioules ces vertus patriotiques que le besoin avait faitnaître, et qui ne sont pas de tous les temps. Que nosorateurs nous rappellent, tant qu'ils voudront, lescombats de Marathon et de Salamine ; que les étran-gers admirent les monuments qui décorent cetteville : Athènes offre à mes yeux un avantage plusréel, c'estl'abondance dont on y jouit toute Tannée;c'est ce marché où viennent se réunir chaque jourles meilleures productions des îles et du continent.Je ne crains pas de le dire , il n'est point de pays oùil soit plus facile de faire bonne chère ; je n'en ex-cepte pas même la Sicile. Nous n'avons rien à désirerà l'égard de la viande de boucherie et de la volaille.Nos basses-cours, soit à la ville, soit à la campagne,sont abondamment fournies de chapons, de pigeons,de canards , de poulets et d'oies, que nous avons l'artd'engraisser. Les saisons nous ramènent successive-ment les beefigues , les cailles , les grives, les allouâ-tes, les rouges-gorges, les ramiers, les tourterelles, lesbécasses et les francolins. Le Phase nous a fait con-naître les oiseaux qui font l'ornement de ses bords,qui font à plus juste titre l'ornement de nos tables;ils commencent à se multiplier parmi nous , dans lesfaisanderies qu'ont formées de riches particuliers. Nosplaines sont couvertes de lièvres et de perdrix; nos col-lines, de thym, de romarin, et déplantés propres à don-ner au lapin du goût et du parfum. Nous tirons desforêts voisines des marcassins et des sangliers , et de1 île de Mélos les meilleurs chevreuils de la Grèce.
ha mer, dit alors Zopyre, attentive à payer letiil)ut qu'elle doit à ses maîtres, enrichit nos tables