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FESTINS DES GRECS.
Des substances du règne animal et végétât qu'ils emploient. Del'esprit et de la science de leurs cuisiniers.
( Fragment du Voyage du jeune Anacharsis, par Barthélemy.)
Le luxe que Dinias étalait dans sa maison régnaitaussi à sa table. Je vais tirer de mon journal la des-cription du premier souper auquel je fus invité avecPhilotas, mon ami.
On devait s'assembler vers le soir, au moment oùl'ombre du gnomon aurait douze pieds de longueur.Nous eûmes l'attention de n'arriver ni trop tôt nitrop tard: c'est ce qu'exigeait la politesse. Nous trou-vâmes Dinias s'agitant et donnant des ordres. II nousprésenta Philonide, un de ces parasites qui s'établis-sent chez les gens riches pour faire les honneurs dela maison et pour amuser les convives. Nous nousaperçûmes qu'il secouait de temps en temps la pous-sière qui s'attachait à la robe de Dinias. Un mo-ment après, arriva le médecin Nicoclès , excédéde fatigue : il avait beaucoup de malades; mais cen'étaient, disait-il, que des enrouements et des touxlégères provenant des pluies qui tombaient depuis lecommencement de l'automne. II fut bientôt suivipar Léon, Zopyre et Théolime, trois Athéniens dis-tingués, que le goût des plaisirs attachait à Dinias.Enfin Démocharès parut tout à coup, quoiqu'iln 'eût pas été prié. II avait de l'esprit, des talentsagréables; il fut accueilli avec transport de toute lacompagnie.
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