LE VIN ET LA BIÈRE.
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çaise ne livraient point aux consommateurs d'autres produits que la géné-reuse liqueur qui naît au grand soleil sur nos coteaux.
Et, ma foi, les œuvres des buveurs s'en ressentaient amplement.
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L'histoire a conservé le nom de ces joyeux cabarets; après les célébrités dela Pomme de pin et de la Croix de Lorraine, on a conservé le souvenir duCormier jleuri, près de Saint-Eustache; du Gaillard Bois, près de l'hôtel deville; de la Fosse aux lions, rue du Pas-de-la-Mule; de Y Ecu, près de l'Arse-nal; de la Corne, place Maubert; du Pressoir d'or, rue Saint-AIartin ; des DeuxFaisans, rue Montorgueil, etc.
Qui ne connaît les célébrités du Grand et du Pelil Ramponeau, du Puitssans vin et du Banquet d'Anacréon?
Un des derniers cabarets à succès fut celui de la mère Saguet, rue de Sè-vres, où se rencontraient Charlet, le gros chansonnier Billion, celui que l'on
reconnaît dans les dessins du maître à son œil couvert d'un taffetas noir,David d'Angers, le père Rude, Delacroix, les Deveria, Traviès, toute la bandegaie des artistes de 1830. C'est de là que sortirent les grosses gaudrioles etla fameuse légende de l'illustre bossu Mayeux, le type du bourgeois envieux,sceptique et jaloux, qui précéda la bêtise de Joseph Prudhomme.
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Hélas ! que sont devenus les cabarets de nos jours ? 11s n'ont plus la valeuren partage : ils s'appellent débits de vins, bouchons, caboulots, mastroquets,inannezingues, et ils dédaignent le nom de cabarets.