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140 L. PARTIE DE LA PERSPECTIVE PRATIQVE,tatatatakatakatakatakatakatakatatakatatatatatatatakPRATIQVE XII.POUR TROVVER LES OMBRES D1Soleil declinées du poinct de veuë & jettées en deuant.Vtre ce que nous venons de dire au feuillet precedent qui facilitera cette pratique; il se fautsouuenir de deux choses qui en sont les principes & les fondemens : La premiere que lesrayons du Soleil, soit qu'ils tombent sur vn mesme ou diuers corps, sont tenus pour pa-rallels, à raison de la grande distance qu'il y a du Soleil iusques à nous, comme par effet.il ne se peut remarquer sur quelque plan que ce soit aucune differente sensible entre lesrayons du soleil & les lignes paralleles. La seconde que toutes les lignes qui concourenten mesme poinct de l'horison sont tenues pour paralleles entr'elles, ainsi que nous auons dit au feuillet 12,& aux deux pratiques precedentes.Ces deux maximes supposées ; je dis que tous les rayons qui partiront du poinct B, & passeront par lesangles du plan comme BF, BK, BL, sont paralleles, perspectifs & que l'ombre que le Cube GI, jetterapar ces rayons-, doit estre tenuë pour parallele-Mais pour la terminer, on tirera d'autres rayons du so-leil esleué à discretion sur l'horison lesquels passans par les angles solides du mesme Cube, & couppans lesignes tirées du poinct B, par les angles du plan de ce Cubé, termineront l'ombre du mesme corpsPar exemple ayant pris à discretion le poinct B sur l'horison; il faut de ce poinct tirer des lignes passantpar les angles du plan de Pobjet ; comme icy par les angles du plan du Cubé EHI, du mesme poinct B. Ilfaut esleuer vne perpendiculaire sur l'horison CD, pour y prendre la hauteur du soleil A, & de ce poinct Atirer des rayons par les angles solides du dessus de ce Cube, & les continuer iusques a ce qu'ils couppent leslignes tirées du poinct B, par les angles du plan ; comme l'on void que la ligne tirée du poinct B, par l'an-gle E, est couppée au poinct F, par la ligne tirée de A, qui represente le soleil, passant par l'angle solide Gles autres rayons tirés de A, passant par les angles solides de dessus le cubé, couperont les lignes tirées de B,par les angles du plan H, & I. aux poincts K, L. donnant E, H, I. & F, , L, pour l'ombre de ce cube, jet-tée en deuant selon que le soleil estat esleué en A la donne. Mais si on veut determiner l'öbre premierementpar vn seul poinct pris à discretion, comme nous auons dit aux praticues precedentes, il faut le prendresur l'un des rayons, comme sur le rayon BE, le poinct F. & de ce poinct F, tirer vne ligne passant par l'an-gle solide du plan, duquel on aura tiré le rayon, comme icy le rayon de B, passe par l'angle du plan E, &son angle solide, ou esleué, est le poinct G C'est pourquoy si du poinct F, on tire vne signe par G, & quel'on la continuë iusques à ce qu'elle coupe la perpendiculaire esleuée de B. elle y donnera ie lieu da soleilcomme est depuis de ce poinct A, on tirera par tous les angles solides iusques à couper les lignes des an-gles du plan en K, & L. qui donneront l'ombre en deuant comme cy-dessusPar cette regle on trouuera toutes les ombres declinées de l'horison de quelque obiet que ce soitTous les objets qui se rencontreront en cetableau, doiuent prendre leur rombre declinée du Phorizonde ces deux poincts A & E que si les objets sont plus haut que le poinct du soleil A, vne ligne tirée dupoinct B, suffit, comme l'on void que la ligne BM, est suffisante pour donner l'ombre du bout de la mu-kaille D.Uyne & l'autre de ces ombres se voyent nettement & sans embarras de lignes en la figure de dessous,