EPISTRE.de ses estudes. Cette raison qui sembloit me deuoir retenir,m'a esté vn motif tres-particulier de le luy dédier; car estantplein d'vne science, qui du passé a paru difficile, & a estérebuttée de plusieurs : il eust trouuè moins d'approbation quede censure. Mais portant sur son front le nom de V. A.ie m'asseure qu'il sera deſiré & receu vniuerſellement de toutle monde, & que l'honneur qu'elle luy fera de l'approuuer,luy donnera du prix, & luy ſeruira d'éloge.Il est vray aussi, & toute la France le sçait, queV. A. n'ignore rien de ce que la Mathematique peut ensei-gner ; elle ne luy a rien caché de ses beautez, & vous l'auezmiſe en vn poinct ſi releué, qu elle ne peut deſirer de l'eſtredauantage, estant dans l'estime de l'vn des premiers &plus ſçauans Princes du monde, & d'vn Prince Mathema-ticien, qui a adjouſté la pratique à la ſpeculation, & qui ſçaitmettre ses pensées si nettement sur le papier, que les premierseſſais de ſa plume, ont rauy les plus grands du Royaume, &sont maintenant les plus precieux ornemens des beaux cabi-nets de France.Ie ſɣay que l'original de ce Liure, que le Sieur Gauthier,qui a l'honneur d'estre Ingenieur ordinaire de sa Majesté, &de V. A. ma mis en main par son commandement, a estéfait auec d'autres pour son vsage, par vne personne Religieusede la Compagnie de Iesus, entierement dediée à son seruice; &qu'elle l'a tirê de son cabinet pour le donner au public, commevne piêce qu'elle reconnoist estre extremement necessaire à toutespersonnes qui se meslent du dessein. Ie ne doute point quetoute la France ne fasse des remerciemens à V. A. de con-tribuer, comme elle fait, non seulement à son accroissementpar ses armes ; mais encore de son estude & de ses diuertisse-mens,
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