DES PEINTRES. 85vers. Tout ce qui avoit rapport à cet éta-blissement, fut éclatant dans ces com-mencemens, les dépenses n'apportoientaucun obstacle aux projets qu'on présen-toit: ainsi dans les embellissemens de cepalais, la peinture ne fut point oubliée.L'on fit venir à Paris le Pellegrini, pein-tre Vénitien, connu par les grands ou-vrages qu'il avoit faits en diverses partiesde l'Europe, sur-tout en Angleterre. Onlui donna à peindre le plafond d'une desprincipales galeries, large de vingt septpiés sur cent trente de long, & ayantquatre piés de voussure, à prendre dudessus de la corniche, jusqu'au nud duplafond. Je n'ai pû trouver dans aucunouvrage imprimé la description de ce mor-ceau ; celle que l'Auteur avoit faite m'eſtheureusement tombée dans les mains, elleest parmi les manuscrits de la Bibliothe-que du Roi ; ce trésor immense, où l'ontrouve, je crois, tout ce dont on peutavoir besoin. Mais comme elle est un peulongue, je me contenterai de la rappor-ter à la fin de cette vie, dont elle inter-
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