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DES PEINTRES. 61tie des anciens plafonds les doit engager(si l'occasion se présentoit de faire desemblables ouvrages) à commencer pardes sujets vagues, agréables, légers, quiempruntant leur charme de la lumiere,nes opposeroit point à son éclat, dont onest si jaloux. Au reste, ce n'est point unesuible ou lâche condescendance que j'osedemander : c'est une prudente & sage cir-conspection ; ou plûtôt c'est une réfle-xion hasardée que je soumets, Messieurs,avec docilité, à votre jugement : elle neregarde même que les édifices particu-liers ; elle seroit blâmable, sans doute,& inutile, lorſqu'il s'agit de décorer lespalais des Rois & les temples. Le goûtnoble & mâle est le seul digne de la ma-jesté & de la grandeur de ces édifices.Ces idées que m'a inspiré l'agréableplafond que M. de Boullongne peignitpour M. Luillier, vous fait souhaiter,sans doute, Messieurs, de m'entendre ci-ter la chapelle de saint Augustin, le plusgrand & le plus bel ouvrage qu'il ait fait.Je vais donc, quoiqu'à regret, passer