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DES PEINTRES. 4avoit acquis : mais il ne songeoit pas àfaire entreprendre la même carriere à sonautre fils. Il craignoit peut-être, quedans un degré de parenté, où l'union estdéja rare, la concurrence & la jalousiepresque inséparables de l'émulation dansun même genre de talent, n'apportassentquelque semence funeste de division, quis'oppoſeroit aux principes vertueux qu'ilavoit cherché à leur inspirer : mais il trou-va une opposition à ses projets, qu'il crutne pouvoir, ou ne devoir pas surmonter.Louis de Boullongne son fils, montraune inclination si forte pour la peinture ;& son pere lui reconnut, malgré ses vuessécrettes, de si véritables dispositions,que par une sage & prudente condescen-dance, il lui permit de suivre un pen-chant qui l'entraînoit, d'une maniere mar-quée, dans la route qu'il devoit tenir.Bientôt il remporta le premier des grandsprix de peinture. Le sujet intéressant qu'iltraita, & qui lui valut la permission d'al-ler à Rome, en qualité de pensionnaire duRoi, fut le fameux passage du Rhin. M.