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DES PEINTRES. 39ner ; ce jeune homme l'éprouva bien.Après avoir eû le malheur de perdre unpere si propre à le guider, & qui luilaissoit à faire un chemin long & difficile,il trouva dans ces trois respectables Maî-tres trois amis expérimentés prêts à l'é-couter en tous tems, & prompts à lui fai-re part avec tendresse de leurs savantesréflexions.On n'a point exercé la peinture plusnoblement que l'exerçoit M. Coypel ;non-seulement, il ne concevoit pas quedans une situation aisée, un Peintre pûtaccepter aucun présent des jeunes éleves :mais si tôt que les siens étoient en état delui rendre quelques services, il se croyoitobligé de les reconnoître par ses dons. Iln'avoit point la foiblesse de prétendreque ceux qui étudioient sous lui, suivis-sent sa maniere de dessiner & de peindre,son fils même apprit à manier le crayon,en copiant sous ses yeux des ouvrages duCarrache, de Raphaël, & de plusieursautres grands Maitres : il souffroit impa-tiemment que cet enfant prît les siens pourC iiijmodele.