HISTOIRE34Sujet dès sa jeunesse à ces incommo-dités, que l'on nomme Vapeurs, parcequ'on ne fait quel nom leur donner ; il enfut cruellement accablé vers la fin de sesjours. Plusieurs de ses intimes amis qu'ilperdit en peu de tems, le lai$$erent aumilieu du monde dans une espece de soli-tude. Il compoſoit peut-être plus noble-ment que jamais, toûjours avec délica-tesse, toûjours avec esprit, & l'on remar-quoit dans son exécution cette étude pro-fonde qui n'est pas incompatible avec lamélancholie ; mais on n'y voyoit plus nile même brillant, ni le même amour. Onreconnoissoit à l'aridité de son pinceau,que celui qui s'en servoit, ne travailloitalors que parce qu'il regardoit le travailcomme un devoir indispensable ; au lieuque quelques années avant, les graces &la légereté de ce même pinceau prou-voient que le plaisir l'avoit conduit.Il restoit à M. Coypel de trop bonsyeux, pour ne pas s'appercevoir qu'ilcessoit d'être ce qu'il avoit été : autant ils'en appercevoit, autant ses ouvrages se
DE PES-⸫Famileewelend..n.precen2.1.22######221