Druckschrift 
2 (1752)
Entstehung
Seite
11
Einzelbild herunterladen
 

d

11DES PEINTRES.qu'il avoit, & qu'il devoit avoir pourMonseigneur le Duc de Chartres. On vavoir $ur quelles rares bontés cet attache-ment inviolable étoit fondé.Un jour que M. Coypel s'entretenoitavec sa femme de sa situation présente,& des offres avantageuses que lui faisoitl'Angleterre, il vit arrêter à sa porte unede ces voitures qui ferment de manierequ'elles ne lai$$ent voir ceux qui s'en $er-vent qu'autant qu'ils le jugent à propos.On lui dit qu'un de ses amis qui ne pou-voit descendre de cette voiture deman-doit à lui parler : il y court. Ce seroitavoir mauvaiſe opinion des ſentimens duLecteur, que de se croire obligé de luipeindre le ravissement de notre Artiste,lorsqu'entrant dans ce carosse obscur, ilreconnoît la voix de son Prince. Le Prin-ce lui ordonne de l'accompagner dansune promenade solitaire, pour le dé-tourner du dessein de quitter la France,sa bonté veut bien employer la force duraisonnement. Mais il n'en étoit plus be-soin, la reconnoissance avoit déja déter-