wird:
DES PEINTRES. 121que nous devons le magnifique recueild'études de ce grand Peintre, pour la ga-lerie & le cabinet Farnese que Mignardavoit rassemblés, & qui est encore entierentre les mains de M. Coypel, aujour-d'hui premier peintre du Roi, & de M.Mariette un de nos amateurs.Avant que de m'éloigner davantage destableaux qu'il fit à Rome, je dois vousrapporter une petite aventure qui lui ar-riva à l'occasion du saint Charles dont jeviens de vous parler. Il avoit besoin pource tableau de faire une étude d'après unhomme mort : un Capucin François luipromit cette satisfaction, & lui donnarendez-vous la nuit dans son église, oùdevoit être exposé un corps mort à visagedécouvert, selon l'usage d'Italie. Le Ca-pucin lui tint compagnie pendant quel-que tems : mais obligé de le quitter, illui demanda si son absence & la solitudene lui feroient point de peine. Mignardl'assûra qu'il pouvoit aller par-tout où ilvoudroit, qu'il ne craignoit rien, & con-tinua son étude ; quelque tems après le