DES PEINTRES.un Apelle ; on peut dire que Louis leGrand méritoit d'avoir un le Brun.Un grand homme ne tire pas son éclatde ses ancêtres ni de ses descendans, ilse suffit, sans doute, à lui-même; & cen'est que pour me conformer à l'usagehistorique, que je rapporte ce qui suit.Charles le Brun étoit d'une familleoriginaire d'Ecosse. Son bisayeul Jac-ques le Brun, que les malheurs de laReine Marie Stuard, à laquelle il étoitattaché en qualité de Gentilhomme Ser-vant, obligerent de se réfugier en Fran-ce, y devint intendant de l'Evêque deBoulogne : son fils gouverna les affairesdu successeur de ce Prélat: il eut deuxenfans, dont l'aîné fut tué à la guerre,& le cadet s'établit à Crouy en Picardie:des deux fils de celui-ci, l'un resta dansla Province ; l'autre vint à Paris, avec plusd'inclination que de génie pour les Artsqu'il cultiva: il s'adonna à la Sculpture,& ne put s'élever au-dessus du médiocre :il épousa la fille du Maître à écrire duRoi nommé Lebé; il en eut trois gar-çons, dont le second est celui dont jevais parler.Aij
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