re de⛪gund
des Statuës & des Estampes, &c.faits ; il peignit une Charité, dont leRoy témoigna être fort content, & or-donna qu'elle fut placée dans son Cabi-net ; mais au milieu d'une si haute for-tune, il ne songea pas à se ménager, &ne pût prévoir les disgraces dont il étoitmenacé ; sa femme le manda pour des rai-sons particulières, dont il ne pût se défen-dre, & sa foibl sse luy fit bien voir àquoy son imprudence le conduisir en de-mandant la permission de faire ce voya-ge, ce que le Roy luy accorda, & mê-me il luy donna une somme d'argentpour rapporter à son retour ce qu'il au-roit pû trouver de Statuës, & de Ta-bleaux des meilleurs Maîtres ; mais aulieu de satisfaire à son engagement, iloublia son devoir, & fit un fort mau-vais employ de l'argent que le Roy luyavoit confié, ainsi a osant revenir, & sevoyant lâchement retenu, tant par leslarmes d'une femme que par les sollici-tations de ses amis, chargé de confusion,& de honte d'avoir ſi peu tenu ſa parole,il resta à Florence.Ce fut luy qui copia le portrait deLeon X. que Raphael avoit peint, & lefit si bien, que ceux de Florence & Va-sari même qui l'avoit vû peindre, nefeignirent point de l'envoyer à Mantoüepour l'original, à quoy Jule Romain