LE BOIS DE VINCENNES.
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La loi du 30 janvier 1810 prescrivit le retour, au domaine du souverain, du bois de Vincennes, quicontenait encore une surface de 957 hectares.
L'heure des jours néfastes allait bientôt sonner pour la France ; et Vincennes, investi par les arméesétrangères, devait léguer à l'histoire le souvenir de l'attitude héroïque du général Daumesnil.
La Restauration aménagea le bois de Vincennes au point de vue spécial de la chasse, et y créa unefaisanderie.
Sous le règne de Louis-Philippe, le bois de Vincennes vit augmenter les servitudes militaires quipesaient déjà sur lui, et qui, maintenant encore, nuisent si grandement au charme et à la sécurité de cette
Fig. 211. Vue du Lac des Minimes, prise de la Porte-Jaune.
promenade. La partie correspondante aux fortifications de Paris, le Fort-Neuf et les redoutes de la Faisan-derie et de Gravelle furent prises sur le sol du bois.
Le polygone, établi en 1794, fut déplacé en 1838, afin de changer la ligne de tir, dont la directionatteignait la maison de santé des aliénés, fondée par Leblanc, à Charenton-Saint-Maurice, en 1741.
Des défrichements considérables furent exécutés dès 1843, pour former un champ de manœuvres de100 hectares. Ce déboisement atteignit les emplacements occupés actuellement par le Fort-Neuf et par lesredoutes de la Faisanderie et de Gravelle.
Cette œuvre de destruction menaçait de s'étendre encore davantage. La plus grande partie du parcdevait tomber sous la cognée des bûcherons, pour laisser la place libre à la création d'un village, presqueexclusivement formé d'établissements militaires, dépendant de l'arsenal de Vincennes, et déjà baptisé sous lenom significatif de Canonville. Heureusement ce projet fut abandonné. La révolution de 1848 passa sanslaisser de traces au bois de Vincennes.
Un sénatus-consulte, en date de 1852, comprit le parc dans les domaines affectés à la listecivile de l'empereur Napoléon III.
Deux aliénations peu importantes eurent encore lieu à cette époque. Mais elles ne furentopérées que dans un but de charité et de progrès. La première consista dans l'abandon dunesuperficie de 17 hectares pour l'établissement de l'Asile Impérial (Fig. 210) des ouvriers convalescents ; la